LA NEVRALGIE PUDENDALE

 

Il s’agit d’une affection neurologique qui touche la région profonde de la fesse dont le nerf pudendal (nerf honteux) qui innerve les zones les plus intimes du corps : ses ramifications touchent l’anus, le rectum, le périnée, les voies urinaires basses et les organes génitaux. L’appui brutal en certaines zones du trajet du nerf peut déclencher la douleur. Toutes les structures anatomiques voisines du nerf pudendal et de ses rameaux (os, ligaments, muscles, graisses) peuvent constituer une source de compression qui est, dans la majorité des cas, à l’origine de la maladie. Le syndrome peut s’accompagner :

 

d’incontinences :

        * par impériosité suite à l’atteinte des fibres végétatives ou d’effort,

        * par atteinte du plancher pelvien (qui n’est pas due au nerf pudendal),

de dysfonctionnements sympathiques (syncopes, poussées vasomotrices…).

 

 

Les types de douleurs

 

  • sensations de brûlures dans le territoire innervé par le nerf, pouvant se propager en avant des cuisses, dans les fesses, trouble de la sensibilité,

  • décharges électriques fulgurantes,

  • pincements profonds, torsions, tiraillements,

  • douleurs musculaires (fesses, cuisses),

  • sensation de corps étranger (zone rectale/vaginale).

 

Toutes ces douleurs sont la plupart du temps permanentes, aggravées en position assise, soulagées en position allongée. Elles prennent souvent une forme chronique et leur  intensité peut s’avérer intolérable. Le retentissement psychologique est majeur : vies intime, familiale, sociale et professionnelle sont souvent affectées. Le maintien d’une vie professionnelle normale est souvent compromis. 

 

 

Les origines de la maladie 

 

Elles sont multiples :

la névralgie pudendale peut s’installer insidieusement au fil des années, sans cause clairement identifiable,

elle peut avoir une origine connue et identifiée :

  • post-opératoire : consécutive à une intervention chirurgicale de nature gynécologique, urologique ou proctologique,

  • post-traumatique : chute, sport intensif de type vélo ou équitation…

  • post-accouchement : il s’agit dans ce cas d’un étirement du nerf.

Cette pathologie est évolutive. Elle concerne les hommes et les femmes, indifféremment et tout âge confondu. Si toutefois les femmes sont  majoritairement affectées, au fil du temps, de plus en plus d’hommes sont touchés.

 

 

Le diagnostic 

 

Selon les directives de l’Assurance Maladie, le malade doit au préalable consulter son médecin traitant  qui, le cas échéant, adressera le patient à un gynécologue ou un urologue, en fonction des manifestations cliniques. Si les symptômes formulés par le malade sont semblables aux critères de la névralgie pudendale, il convient de l’adresser vers un médecin électrophysiologiste qui pratique un électromyogramme, complété d’un écho doppler pelvi-périnéal, pratiqué par un angiologue ayant de bonnes connaissances en anatomie périnéologique. La pathologie du nerf pudendal fait donc l’objet d’explorations spécifiques et particulières dans le but d’affirmer l’existence de la souffrance pudendale, puis de localiser la zone de conflit du nerf.

 

 

 

Association d'Information sur la Névralgie Pudendale et les Douleurs Pelvi-Périnéales

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